Lundi matin, arrivée d’une nouvelle semaine… et sa liste de tâches à réaliser. Bien qu’il soit essentiel de préparer en amont les jours à venir pour ne pas se retrouver débordé, je vais t’inciter à ne pas suivre à la lettre cette fameuse « to do list » que tu avais si bien préparée.

Pourquoi avoir recours à une to do list ?

L’intérêt d’une to do list est de répertorier l’ensemble des choses à faire pour ta semaine à venir. Mais l’essentiel repose, selon moi, dans la hiérarchisation de ses choses que tu viens de planifier. Ainsi, il est possible que tu prévois 5 tâches à réaliser dans ta journée et de n’en réaliser concrètement que 2 à la fin de cette dernière. Si les 3 autres n’étaient qu’anticipation ou pour lesquelles tu disposes d’un délais supplémentaire, ce n’est pas bien grave. Il peut-être parfois difficile d’arrêter sa journée alors que l’ensemble des choses initialement prévu n’est pas réalisé mais c’est un pli à prendre. Un pli, qui peut-être bon pour toi.


Attention cependant à ne pas tomber dans la procrastination (tu sais, ce petite démon qui arrive assez rapidement et à pas de loup), sous peine d’être sous l’eau les prochains jours à venir et de devoir travailler dans le rush… pire de devoir faire une nuit blanche afin de rendre ton travail en temps et en heure 😓. 

Ne pas réaliser certaines tâches au profit de ta créativité

Et je ne peux que te conseiller de modifier cette to do list si l’envie de faire autre chose te prend. J’entends par là que si un sujet d’article pour ton blog arrive subitement, que te vient subitement une idée sur une charte graphique ou tout autre idée bénéfique à ton entreprise, saisit cette opportunité et travaille là dessus. Même si cette tâche n’a pas été initialement prévue ce jour là spécifquement… voir pas du tout. Il faut saisir l’inspiration quand elle arrive.

Si ta hiérarchisation a bien été faite, tu seras ce qu’il te reste « d’urgent » à faire et pourra t’octroyer ce temps nécessaire et productif. 

Ecouter son corps et son esprit

Il y a des jours avec et par opposition, des jours sans. Ou encore des moments dans ta journée d’entrepreneur où le moral va redescendre et ta motivation en prendre un coup. S’obstiner pour s’obstiner afin de pouvoir se dire à la fin de la journée « j’ai réaliser toutes mes missions » me semble quelque peu contre-productif. Je suppose que si tu t’es lancé dans cette aventure entrepreneuriale, c’est par passion. Alors quand cette dernière est absente, il vaut mieux s’accorder une pause, quitte à terminer sa journée plus tôt, pour mieux revenir le lendemain.

J’entends les mauvais esprits se dire « voilà, c’est vraiment le luxe d’être entrepreneur, on peut travailler aux horaires que l’on souhaite ». Alors oui mais non, car cela peut supposer une journée plus intense le lendemain. Mais ne vaut-il pas mieux assumer une journée intensive avec des batteries rechargées à bloc que de s’obstiner à vouloir cocher l’ensemble des cases de sa to do list ? Ces missions, tu les as toi même déterminées. Si tu en as réussi à t’en programmer 5, tu peux bien en reporter 2. 

Par ailleurs, il est important de respecter ta capacité de travail.


Ce cas s’applique plus aux personnes ayant déjà une activité (salariale par exemple) à laquelle s’accumulerait l’entrepreneuriat. Selon les horaires de ta principale activité, ta productivité peut être amenée à évoluer.
J’ai, par exemple, toujours été du matin. Que cela soit dans le cadre de mes révisions en études ou en tant qu’entrepreneuse, j’avais fait en sorte de réaliser les tâches me demandant le plus de concentration le matin. Après 15h/16h, il m’était compliqué de m’y mettre et d’être à 100% dans ce que je faisais. Mon esprit vagabondait très facilement (en même temps, il n’a vraiment pas le pas léger, ce voisin du dessus). Je me levais donc très tôt afin de pouvoir profiter de mes fins d’après-midi pour vaquer à mes occupations, et faire un vrai break après une journée que je considérais comme bien remplie. Et bien, depuis que j’ai repris une fonction de salariée avec des horaires assez matinaux (réveil à 5h30), il m’est très difficile de me plonger dans d’autres tâches lorsque je rentre, soit à 14h30. Aussi motivée que je puisse l’être, mon corps et mon esprit ont besoin d’une coupure. Et je me suis surprise à m’y remettre de bon coeur en début de soirée, vers 20 heures. Cela ne m’étais absolument jamais arrivé. J’ai donc décidé de faire avec et d’accepter que ma productivité soit décuplée à ce moment là pour en profiter au maximum, même si je prends potentiellement le risque de m’écrouler de fatigue sans avoir réalisé ce que je me suis fixée. Je préfère, dans ce cas, bien le faire le lendemain, que de devoir le faire « pour le faire ». D’où l’intérêt de prendre un peu d’avance quand je me sens productive mais que je n’ai rien de prévu ce jour là. L’anticipation, c’est la clé 😉 

De plus, un imprévu peut survenir, cela arrive…

Alors pas besoin de se faire un sang d’encre si cette to do list n’est pas terminée à la fin de ta journée. Rien n’est figé dans la pierre, elle pourra bien être repensée autrement. Il te faudra sûrement une certaine force pour accepter que non, tu n’as peut-être pas été aussi productif que ce que tu escomptais, mais parfois, certaines tâches nous prennent un temps fou contrairement à ce qu’on avait initialement prévu. Ou une imprimante peut faire des siennes. Ou une mise à jour de ton ordinateur se déclencher sans que tu lui aies demandé. Bref, tu vois où je veux en venir ? Donc pas besoin de s’autoflageller si tu ne peux pas mettre que des à l’ensemble de tes tâches. Sache bien hiérarchiser par importance les choses à faire et il y aura forcément un autre jour où tu disposeras de plus de temps pour rattraper ce léger décalage. 

Mettre moins de choses dans sa to do list n’est ni un signe de faiblesse ni de flemmardise. Cela te permettra simplement d’éviter de te sentir débordée ou d’être démotivée et d’assurer ta journée plus sereinement.