C’est après 3 mois d’absence (bonjour la régularité), et à l’aube de mes 30 ans (J+4 pour être très précise) que je reprends ma plume pour m’exprimer sur un sujet qui a pris beaucoup d’importance ces quelques jours. Exercice à venir probablement exutoire cependant nécessaire et t’intriguant sûrement puisque tu continues cette lecture malgré le mot « exutoire » ne présageant pas forcément des propos de bonne augure (mais on est un peu ici chez moi alors je me permets).

Depuis plusieurs mois, les choses semblent arriver à moi par des déclics. Pour te décrire cela de manière exacte, je suis parfois consciente de certains choix que je devrais opérer pour mon bien-être sans cependant arriver à m y résoudre et à les mettre en application (entendons nous, je ne tente pas de justifier de ma procrastination vis à vis de cette absence de contenu sur ce blog 🙈). Puis un événement intervient et ces choix me semblent plus qu’essentiels… je me résous avec une très grande bienveillance vis à vis de moi même à prendre et appliquer les mesures nécessaires pour avancer vers la quête de ce bien-être.

 

Un travail au service de sa vie, et non l’inverse 

Et pas plus tard qu’hier, j’ai de nouveau eu ce déclic concernant mon futur professionnel. Remettons les choses dans leur contexte dans l’éventualité où tu n’aurais pas vu mon poste instagram de cet été (en même temps, y en a que 3 #bonjourlarégularité) : j’ai un travail alimentaire, permettant donc de payer les factures et de profiter du cadre assez exceptionnel (facteur essentiel à mes yeux) dans lequel je vis #jhabitelàoùtuparsenvacances, sans pour autant me procurer beaucoup de joie ou de challenge pro. Entendons nous, cette expérience était plus que nécessaire dans mon développement, j’en tire beaucoup de leçons – que je pourrais aborder ultérieurement – et même plus que je n’aurais imaginer pour être tout à fait honnête… Mais mon contrat touchant à sa fin, il est temps pour moi de me relancer dans le monde professionnel dans lequel j’ai évolué et que j’aime, la communication.

 

Le CDI ? tu le vois, tu le vois plus…

Compte tenu des quelques montages russes connues cette dernière année, envisager un travail salarial semble plus que raisonnable, pour les nombreux avantages qu’il présente. Je garde toujours cette idée d’entrepreneuriat en tête – et la liberté qu’elle offre – mais dans l’immédiat, tâchons de rester à flot. Puis, au fur et mesure des mois, par des concours de circonstances, ce que je pensais être une belle opportunité s’est présentée à moi : un CDI dans ma région actuelle au sein d’une petite structure, dans la communication (ce qui est plutôt rare dans le coin) avec une vraie possibilité de création, le tout géré d’un management revendiqué comme proche de ces employés.

La brume s’est cependant installée autour de cette opportunité, laissant planer doutes et incertitudes. Du moins, la seule certitude que j’avais étais celle de mon instinct : fuis. Mais j’ai cette habitude de ne pas forcément l’écouter en me convainquant que « ça vaut peut être le coup d’essayer« . Lorsque l’on m’a finalement proposé ce poste, je me suis dit que j’avais bien raison et que finalement, l’instinct était peut-être quelque chose de très abstrait quand on y pensait… Cartésiens, bonsoir 👋

En raison de, ce que j’ai suppose, quelques incertitudes de la part du recruteur à la suite de notre échange sur notre prochaine collaboration, cette future embauche est devenue caduc et un tacite nouveau recrutement m’a été annoncé par mail. Je souhaite ici revenir sur les supposées incertitudes (et c’est maintenant que le titre de l’article prend toute son importance) :

– mes attentes salariales n’étaient pas en adéquation avec leur prix : cherchant à défendre mes intérêts, j’ai bien évidemment tapé dans la fourchette haute de mes attentes en annonçant que j’étais tout à fait prête à en discuter… Quitte à négocier, je préfère que cela se fasse avec un prix de départ assez conséquent (ça n’a pas fait une école de commerce pour rien) ! Alors oui, je le confesse, au vu de mon CV et de la localisation dans laquelle je me situe, ma proposition était un peu plus supérieure à la moyenne. D’autant plus quand on sait que je termine un job alimentaire payé le minimum légal. Mais est ce pour autant une raison pour que je me brade ? Les personnes interrogées afin de calculer le salaire médian ont ils eu le courage de créer leur société comme j’ai pu le faire ? Loin de moi l’idée de vouloir gagner un concours d’égo-trip, je reste cependant convaincue que proposer un tarif moins élevé n’aurait pas joué en ma faveur puisque je considère que je possède une réelle valeur ajoutée.

 

La valeur financière doit être en adéquation avec la valeur ajoutée que tu proposes.

De toutes les manières, pour être totalement transparente avec toi, j’ai beau tenir ce discours et rester convaincue que mes arguments se tiennent, mon envie de refaire de la communication et d’avoir une activité cérébrale digne de ce nom étaient tellement élevées que j’étais bien prête à diminuer mon prix.

Je vais pour autant me faire l’avocat du diable et comprendre qu’engager du personnel voué à rejoindre une équipe est périlleux et compliqué. J’envisage tout à fait que ma manière de fonctionner puisse ne pas leur correspondre. Mais la méthode de recrutement appliquée me dérange et me semble peu professionnelle sur la forme. Je ne pense pas que les étapes soient mises dans le bon ordre,  selon moi. 

Cependant, ce que j’appèlerai ce « coup de Traflagar », m’amène à m’interroger sur un sujet aimé et revendiqué par les entrepreneurs mais qui s’applique parfaitement bien à ce poste de salarié : avoir un travail/entreprise au service de sa vie. Et c’est un peu (beaucoup) ce que j’ai vu au travers de ce poste : la possibilité de continuer à profiter de mon cadre de vie tout en faisant que ce j’aime. Je pensais sincèrement que c’était le plus important pour moi, pour mon équilibre et mon bien-être. Mais cet événement m’a permis d’avoir de nouveau un déclic : la valeur éthique ne serait elle pas celle qui n’importerait le plus ? Ne serait-il pas plus important de travailler en harmonie avec des collaborateurs disposant de valeurs morales en adéquation avec les miennes quitte à renoncer en partie à ma qualité de vie ? Sachant que, d’un point de vue légal nous sommes voués à travailler au minimum 7 heures par jour, n’ai je pas l’envie suprême de le faire avec des personnes que je respecte pour leur justesse plutôt que de craindre roublardises et stratagèmes ? Le débat cérébral est ouvert.

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