Certains jours, il se peut que l’on soit armé de la meilleure volonté ou motivation du monde, se mettre réellement au travail peut être difficile. Alors oui, tu es bien installé à ton bureau mais là, c’est la panne sèche. Ne pas savoir par quoi commencer, tâche à effectuer bien trop longue, manque d’inspiration… tant de difficultés auxquelles on peut être confronté à en perdre totalement en productivité. Sauf qu’en réfléchissant bien, ne pas être productif lorsque l’on est à son compte n’est pas la même histoire que lorsque l’on est salarié. Personne ne te dira rien si tu passes la journée à dévorer des épisodes de ta série du moment (qui n’a jamais été coupable du « prochain épisode dans X secondes ? »). Mais si tu es salarié, cette journée te sera payée quoi qu’il en soit…. Ce qui ne sera pas forcément le cas si tu es à ton compte. Rien de plus frustrant que de se rendre compte que la journée avance et que son travail stagne. Alors voici quelques conseils qui te permettront de retrouver ta productivité. 

Mettre en place une routine

Alors oui, tu as choisi de devenir entrepreneur pour ne pas avoir à subir ce fameux « métro-boulot-dodo », routine infernale que tu as subi pendant tant d’années et là, je te demande de revenir à ce fondamental que tu cherchais tant à fuir. Pourquoi tant de haine me diras-tu ? Parce qu’il faut savoir que la routine a parfois du bon. Elle va en effet t’imposer un rythme à suivre, un cadre dans lequel tu vas évoluer et mettre en place chez toi des automatismes. Mais toute la nuance repose sur le fait que je te propose de te créer ta propre routine. Celle qui va te mettre de bonne humeur et te faire du bien. Pas celle que tu vas subir et que l’on va t’imposer.

Si tu es plus productif le matin, lève toi un petit peu plus tôt afin de pouvoir profiter de ton après-midi pour vaquer à d’autres occupations. Et inversement si tu préfères travailler le soir. Tu te sens fatiguée à peine levé ? Bois un verre de jus de fruits riche en vitamines. Tu as du mal à travailler chez toi ? Promène toi aux alentours avant de commencer à travailler. Outre le fait de t’oxygéner, c’est un peu comme si tu te déplaçais au bureau. A toi de voir ce qui te correspond.

T’installer dans tes meilleures conditions

J’en parlais il y a quelques jours dans un post Instagram, je m’étais initialement installée un petit bureau comme lieu de travail avant de me rendre compte que ce dernier ne me correspondait pas. J’ai en effet besoin de beaucoup (trop) de place pour travailler. Des papiers comprennent des notes, des cahiers, les ouvrages que j’utilise en ce moment, mes surligneurs de toutes les couleurs… Voilà tout ce qui traine autour de moi et dont j’ai besoin pour avancer dans mon travail. Ce dont je ne pouvais pas disposer sur mon petit bureau aussi joli était-il. A toi de voir ce que tu préfères : petit ou grand espaces, avec ou sans fenêtre, seul ou entouré de monde, calme ou bruyant… définis les paramètres qui te sont nécessaires pour te sentir à l’aise.

Petite astuce de scout : si tu n’aimes pas le bruit mais que le calme complet te dérange, mets toi une petite playlist de musique classique ou de bandes originales de film, souvent dépourvues de paroles. 

Définir tes objectifs au préalable

Cela va te permettre de connaître approximativement le planning de ta journée et éviter de repousser (coucou la procrastination 👋) au lendemain le travail à faire. Il se peut que tu aies déjà déterminé ce que tu dois faire avant de débuter ta semaine grâce à une to-do list, mais je t’invite à réaliser cette habitude après chacune de tes journées. En fonction de ta productivité du jour, tu peux être amené à devoir réajuster ton programme. Le faire avant de terminer ta journée te permet d’appréhender la journée suivante avec plus de sérénitude mais aussi de poser un cadre à tes journées. Ainsi, tu vas pouvoir déterminer tes propres horaires de travail (je suis matinale, je vais donc travailler de 7h à 16h afin de disposer de mon après-midi pour mes loisirs) et cela sera d’autant plus efficace quand tu auras une baisse de productivité (« allez, je n’ai absolument aucune envie de faire ma comptabilité mais sachant qu’il est 15 heures, je donne tout cette dernière heure »).

Couper toutes sources de distractions

Quoi de plus compliqué que de se concentrer quand des petits bruits viennent te rappeler que vous pouvez faire autre chose de plus distrayant ? C’est ce qui arrive avec les notifications. L’expérience pavlovienne de notre ère actuelle. Un message whatsapp, un commentaire sur un réseau peut vous inciter à prendre ton portable et finalement, à ne pas te mettre au travail. On zone « juste quelques minutes » sur un réseau, on « répond juste à ce message » et on se retrouve facilement à y passer plusieurs heures.

Aux grands maux, les grands moyens : mode « avion » pour le téléphone portable le temps de quelques heures (ou pour les plus modérés/les plus forts, le mode « ne pas déranger »). Les notifications pourront bien attendre et tu disposes sûrement d’un service totalement gratuit très utile : le répondeur vocal. Pour ce qui est du travail sur l’ordinateur, je coupes également les notifications (je ferme mon applications de mails en faite) et mets souvent mon écran en « plein écran » afin d’être le moins tenté par internet que possible. Ce qui veut dire que la totalité de mon écran est occupé par ce que je dois faire (écrire un article, remplir un tableau) et je ne dispose pas de la barre d’outils sur laquelle figure l’heure ou potentielles d’autres notifications #keepfocus.

Faire autre chose

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je te conseille vivement dans ce genre de cas d’aller t’aérer l’esprit. Ceci n’est pas une porte ouverte pour profiter de toutes les distractions de la terre dans ta journée mais plutôt de t’offrir un autre moyen d’avancer. Reculer pour mieux sauter si tu préfères. On fait parfois face à l’effet d’Einstelling (à vos souhaits) : à force d’être obnubilé par un problème, on ne parvient pas à le résoudre. Tu as beau te creuser l’esprit, retourner la chose dans tous les sens, tu ne parviens pas à y voir clair. On peut l’imaginer comme un barrage. Dans ce cas, je te conseille de pratiquer une autres activité qui te fera plaisir : sport, lecture, travaux manuels, cuisine, musées, promenades pédestre…  Outre les endorphines dont ton cerveau va pouvoir profiter, cela va également lui permettre de travailler sur ce fameux problème sans même que tu ne le saches réellement. Dis donc Jamy, comment est ce possible ? Lorsque tu souhaites avancer sur un sujet, tu es dans un mode « concentré » : tu recherches de manière directe la solution. Ton cerveau fonctionne de manière rationnelle, séquentielle et analytique. Mais à partir du moment où tu cesses de chercher fondamentalement cette solution, ton cerveau passe en mode « diffus » : l’attention est relâchée et l’esprit vagabonde. Il va donc prendre de la hauteur sur le sujet de réflexion que tu avais en mode « concentré » pour s’offrir un nouvel angle, une vue d’ensemble. La combinaison des 2 peut te permettre d’avancer sur le sujet.   

Ces astuces, combinées à une réelle motivation, te permettront de te mettre plus facilement au travail. L’idéal étant de trouver ce qui te correspond à 100%. N’hésite pas à te rappeler de la satisfaction ressentie quand tu peux (enfin) rayer une tâche de ta to-do list. Pour autant, pas de pression avec cette dernière, le but n’est pas qu’elle soit génératrice de stress. Je t’expliquais, dans un article précédent, pourquoi tu avais le droit de ne pas la respecter. Cependant, il faut bien évidemment le nuancer avec le fait de ne pas achever ses tâches par manque de productivité. Enfin, je ne peux que te recommander d’échanger avec d’autres personnes implantées dans le même milieu que toi ou absolument pas. Dialoguer va te permettre de voir les choses d’un autre point de vue et sûrement d’avancer. 

 ➡ Et toi, quelles sont tes astuces pour réussir à être productif ? 

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